« Informations générales »
Nom : Anqualë
Prénom : Weän
Âge : 28 ans
Sexe : féminin
Race: Sylvestre
Pouvoirs : Maigres connaissances en magie druidique héritées de son peuple
Rang social: Peuple
Poste : Ex-ménestrel passée du côté des rebelles
« Description Physique »
Pour une Elfe, Weän est plutôt petite, ne dépassant pas le mètre soixante-quinze. Son visage court et triangulaire est mince et clair et est encadré de cheveux marron qui frôlent ses épaules. Ses yeux sont d’un vert profond, ses lèvres, pâles et minces et ses joues, légèrement rebondies. Toute en finesse, Weän a peu de courbes et de longues jambes fuselées. Ses bras, quoique minces, sont musculeux, et ses mains portent de la corne à quelques endroits. Sa posture est droite et sa démarche, féline et discrète. Elle a une voix relativement grave et un talent pour le chant.
Signe caractéristique : Une cicatrice lui sillonne la joue gauche de l’œil au menton.
« Description Mentale »
Bien qu’elle soit moins fragile que cinq ans auparavant, certaines blessures persistent. Elle ne se pardonne toujours pas la mort de son père, bien qu’elle n’en soit pas réellement responsable. Weän, bien qu’originaire d’une société anarchique, rêve d’égalité entre les races dans cette cité qu’elle a fini par aimer. Elle n’aime pas particulièrement les démons, surtout s’ils sont près du pouvoir, ayant eu de mauvaises expériences avec les membres de la royauté. Weän a un débit égal, à l’image de sa personnalité renfermée et un peu méfiante. Lorsqu’elle s’exprime, elle ne fait aucun geste, gardant surtout les bras croisés. C’est une personne assez solitaire de qui on n’obtient que peu de confidences.
« Histoire »
« Anqualë. Agonie. C’est ce qui nous attend tous, où que nous soyons. Ce qui a détruit mon père, terrassé mon grand-père. Mais toi, tu es sauve. Tu es fille. »
C’est ce que me disait mon père lorsque je lui demandais de me parler de ma famille, sur laquelle pèse depuis des années une malédiction qui destine tout mâle à une douloureuse agonie. Je me rappelle ces mots à cause du ton de ses paroles. Fatalité. Jalousie. Rancune.
J’ai tué mon père. Ma mère venait de me mettre au monde. Un accouchement difficile qui l’avait laissé diminuée, à peine en vie. Mon père m’en a toujours voulu. Quand j’ai eu 5 ans, je l’ai trouvé éventré dans notre maison arboricole. Mort. Bleu. Le couteau était encore dans sa main. On dit qu’avec le temps, les images s’estompent. C’est faux. Même aujourd’hui, aucune autre n’est plus vive, plus violente.
Ma mère s’est réveillée de son coma trois mois plus tard et avait tout oublié. J’ai donc été prise en charge par un couple de ma tribu, trop jeune pour m’occuper d’elle seule.
Je me suis rapidement intéressée à la musique. C’est devenu ma passion. Elle me permettait d’oublier pendant un moment. Puis, la forêt a commencé à m’étouffer. L’odeur de la mort de mon père imprégnait les arbres et la terre. Je n’ai eu d’autre choix que de partir vers la cité.
À Isgareth, j’ai été engagée presque aussitôt à la cour du roi et ai fait montre de mes talents le soir de son couronnement. C’est après la cérémonie que je rencontrai celui que je considère comme mon petit frère. Le garçon d’écurie était un être aimable, compréhensif. Il m’a raconté que lui aussi était orphelin. C’est ce qui nous lie, sans doute. Même après ces cinq années, après tous les gestes que j’ai posés, il reste ce que j’ai de plus précieux.
J’ai découvert bien assez tôt qu’on ne m’engageait pas seulement pour mes talents de musicienne. Le roi – enfin, sa conseillère – avait besoin de renseignements. Pour son compte, j’ai tué des innocents. Comme si je n’étais pas assez coupable. Je dois sans doute à ces années de crime un certain endurcissement de mon esprit. Maintenant, l’échiquier pivote. Je ne tue que des coupables : eux.
Autre: L'instrument dont joue est une flûte traversière d'ébène.
« Inventaire »
Vêtements: Weän porte une chemise de toile couleur charbon et un pantalon étroit dans les mêmes teintes. Ses pieds sont chaussés de hautes bottes noires qui lui montent jusqu’aux genoux. Son torse est protégé d’un plastron de cuir noir épais et le même matériau enrobe ses avant-bras. Une ceinture marron à boucle terne ceint sa taille fine. Elle s’enveloppe dans une longue cape noire à profonde capuche.
Arme(s): Un arc de bois pâle et une trentaine de flèches. Elle cache aussi une petite dague dans sa botte.
Bijoux: un anneau d'argent serti d'une pierre blanche ayant appartenu à sa mère. Elle le porte au cou, sous son armure.